• Lorsque le pétrole sera terminé, que va devenir notre monde ? Moi ca fait longtemps que j'y pense. Pas spécialement à la fin du pétrole mais à un autre mode de vie. Parce que je reve que le temps des carrosses revienne. Mais comment allons-nous faire avec l'infrastructure routière actuelle ? Tout le monde (ou presque) n'est pas sans savoir que faire courir les chevaux sur le bitume leur est néfaste. Si tu comprends pas : t'as déjà essayé de courir 1 km sur du bitume en flip-flop ?

    Donc il faudrait casser les routes. Les refaire devenir terres battues. Mais avec les voies de chemins de fer ? Que fera-t-on ? On reconstruira ces super chariots à mains, à système de balance ? Comme dans "La vie est un miracle" ? Ou allons-nous nous battre à la MAD MAX ?

    Et les bateaux ? Plus de castrophes pétrolières certes, mais pour le reste ? C'est quand meme bien pratique, presque vital d'etre ravitailler par les eaux. Je vois mal les containers sur des voiliers.. Mais sans tout ce trafic aéronautique, n'aurons-nous pas plus de poissons ? Ne serait-ce pas bénéfique pour les habitants des eaux ?

    En fait le monde redeviendra ce qu'il était avant, avec ses carrosses et ses voiliers. Un grand saut en arrière mais avec le savoir de ce qui a été réalisé jusqu'à maintenant. Quelle frustration ! Imaginez un grand-père disant à son petit-fils : "De mon temps, on avait des voitures, des trains et la vie était bien plus facile !" Le monde à l'envers. Tout est éphémère. Tout nait, vit et meurt. Ne serait-ce qu'une suite logique ? Le cycle de la vie ? Tant de questions à se poser. Tant de questions sans réponses.

    Le jour où le pétrole aura disparu, je vivrai bien tranquillement sur ma montagne, qui n'a pas encore connu l'électricité ni l'eau courante.. et qui ne les connaitra sans doute jamais. Seule ou accompagnée, avec un cheval, une basse-cour et le soleil comme ami. Je raconterai alors à mes petits-enfants qu'il y a des lieux magiques qui n'ont jamais eu à subir le frénétisme humain et sa course à l'aisance.


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  • Au bord de l'étang, un lapin et une grenouille gambadaient allégrement, oreilles et langues au vent, quand soudain ils se trouvèrent nez à nez. Crouac fit la grenouille, mais quels jolis bonds tu fais pour te déplacer. Crunch fit le lapin qui profitait de cette halte pour croquer une carotte, toi aussi tu rebondis bien ! Oui mais tes pattes sont plus longues que les miennes croassa la grenouille, tu te déplaces donc plus vite que moi. C'est un fait, répondit le lapin qui n'était pas peu fier de ses cuisses fuselées. Dis-moi, ne serais-tu pas un peu orgueilleux osa la grenouille ? Mais que dis-tu ! Il est vrai que mes pattes sont plus belles que les tiennes, par contre ta petite taille est avantageuse contre les prédateurs dit le lapin pour se rattraper. C'est sur qu'avec tes grandes oreilles, tu n'es pas très discret se moqua la grenouille. Certes, mais votre couleur de camouflage ne sied guère à un gala.. rétorqua le lapin vexé. Votre pelage par contre réchauffe à merveille le cou des adeptes de fourrure s'empressa de retourner la grenouille. Et vos cuisses font le plaisir des amateurs de cuisine francaise ! Moi au moins je suis utile meme mort et utilisé plus longtemps que vos malheureuses cuisses cracha le lapin. La grenouille vexée d'un tel affront s'en fut et le lapin savoura sa victoire à la lueur du soleil couchant.

    Le lendemain matin, ni la grenouille ni le lapin gambadaient au bord de l'étang. Tout deux furent enlevés pendant la nuit par le destin humain...

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  • Je classe cette histoire dans la rubrique fantastique car c'était une expérience incroyable !

    Je suis allée voir une pièce de théatre qui se déroule dans une maison entièrement refaite par les organisateurs. La maison est un labyrinthe et les pièces de théatre se déroulent dans chacune des pièces de la maison.

    Tout d'abord à l'entrée, sur le trottoir, un mec avec un imper, un chapeau et des lunettes à la police américaine t'aborde comme s'il était un dealer ou vendeur de montres à la dérobée. Il te propose de lui acheter un Visa pour 2 euros. Tu lui achètes ton visa et doit remplir les quelques questions (pirates-tu le connection Internet de ton voisin - as-tu déjà eu affaire avec le travail - collectionnes-tu les points du Lidl - quelle note te donnes-tu de 1 à 10 ...) puis passes à la caisse. Là un mec avec un masque blanc regarde tes réponses, te pose encore quelques questions puis te fais faire un petit sourire à la caméra (le cul d'une bouteille de Coca dans une boite en carton) et te prie de passer dans la chambre suivante.

    Tu arrives devant un lapin géant histérique qui te fait sauter en l'air et tourner sur toi-meme, controle ton visa et te fait patienter jusqu'à ce qu'un petit groupe se soit formé. Une guide prend le relais et tout commence.

    Première pièce (de théatre-chambre) : l'ode à la déesse Gaya. Une hutte surchauffée où 3 filles font une dans bizarre érotique puis se feulent comme des chats alors que la déesse reste de marbre dans son coin et tu tout le monde du regard. Puis elle entre dans le jeu et fait manger des fruits aux spectateurs avec ses 3 servantes. Les servantes s'excitent, la déesse feule un grand coup et tout le monde meurt. Tu quittes la hutte et passes par des escaliers étroits dans la fabrique.

    La fabrique : un mec habillé avec une veste de velours, petit mouchoir dans la poche te souhaite la bienvenue avec un allemand académique. Là j'ai vraiment pas tout capté car il y avait le bruite de sa roue à vapeur et le mec s'est mis à parler de plus en plus vite, sautant d'un interrupteur à un autre, toujours dans le meme ordre, jusqu'à atteindre une vitesse incroyable et là tout était terminé. Je regrette de ne pas avoir compris cette partie. Tu quittes la farbique par une échelle qui te ramènes à l'étage supérieur.

    La chambre à thé : après un labyrinthe dans entre quelques cloisons et vieux murs, nous prenons part à une séance de thé chinois. Tout le monde s'assied sur le sol, à la chinoise et notre hotesse tente de communiquer avec nous mais elle est sans cesse interrompue par son boudha (le boudha que vous aussi vous pouvez acheter comme pièce décorative). S'en suit une dispute entre elle et le boudha puis nous passons à la pièce suivante.

    L'anarchie : un jeune homme et son valet habillé de blanc avec des petites lunettes vertes opaques nous accueillent. Le valet à l'air d'un robot. S'en suit un discours tout à fait normal, puis le petit homme pète les plombs et se crie qu'il est un anarchiste, musique punk, il casse une caisse un osier et le valet le sermonte. Discours quotidien, blablabla, et voilà qu'il repète les plombs, monte sur une veille vespa et gueule à tout vent qu'il est anarchiste jusqu'à ce que notre guide nous fasse quitter rapidement la pièce.

    Nous arrivons dans la bibliothèque de 2 savants qui se chamaillent intellectuellement tout en jouant aux échecs. N'arrivant pas à gagner, la partie tourne en bataille de pouces puis feuille-caillou-ciseaux. Le mot de la fin : who knows ?

    Nous serpentons dans le labyrinthe et nous retrouvons à nouveau dans la cave, mais cette fois-ci nous sommes dans l'ordinateur géant intergalactique d'un fou (costume de combattant intergalactique à 2 sous) qu'une femme rend fou en se promenant comme une chatte dans toute la pièce et en s'insultant. Puis la représentation prend fin...

    Mais en fait pas du tout ! Dans la dernière pièce, dans la cave, il y a un bar et tu peux boire un cocktail ou des bières, puis on t'annonce qu'il faut nous rendre dans n'importe quelle pièce, qu'un film sera diffusé. On va voir le film et là tu apprends que l'empereur (qui est l'anarchiste) a été détroné par les méchants (son valet, ainsi que le mec avec le masque blanc à l'entrée). Tout le monde est perdu, c'est une tragédie, ils vont prendre le controle de la maison. Tu te dis beu, bin voilà quoi. Tu refais le tour des pièces, joues avec les comédiens qui eux n'ont jamais cessé de jouer. Car en fait rien n'est terminé...

    Tu sirotes une bière tranquille à la cave lorsque l'alarme sonne et on t'annonce que la guerre est déclarée, tu dois aider à sauver la maison. Tout le monde court partout, prend tout et n'importe quoi pour se battre, les comédiens t'entrainent, tu t'assieds dans le fauteuil intergalactique et recharge ton énergie.. On s'est promené avec un tuyau d'aspirateur partout et fait des bruits dans les oreilles des gens... trop drole ! Puis nous avons gagné la guerre. Tout le monde est euphorique, faut dire que le demi-litre de bière à 1 euro, il passe bien. Et tout continue, la déesse gaya se promène dans la maison et feule tout le monde, les savants posent des questions, l'ouvrier de la fabrique te fait travailler... jusqu'à ce que les acteurs s'arretent. Nous y sommes entrés à 19.30 et ressortis à 23.30. Les acteurs se sont ensuite reconvertis en musiciens et on fait de l'impro dans une autre pièce du labyrinthe. C'était une soirée incroyable !

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  • Nous sommes en 3012 et la première poule à poser patte sur le soleil est sur le départ. Mais me direz-vous, pourquoi une poule ?

    Lors du 24ème siècle, les poules en eurent marre de pondre à la chaine sans jamais avoir de gosses, comme les bouffeurs d'oeufs les tuent (dans l'oeuf.. haha). Elles firent alors des recherches scientifiques et mirent au point un vaccin, qui changerait la constitution de leurs oeufs pour un premier temps, et son antidote.

    Le vaccin consistait à rendre les bouffeurs d'oeufs séniles. Petit à petit, pas d'un coup parce que c'est pas drole. Les humains perdirent tout d'abord l'usage de leurs index, puis des mains, des doigts de pieds et des genoux. Puis les bras entiers furent paralysés, les jambes itou. Les humains étaient malins et construisaient moultes machines pour les aider dans leurs travaux quotidiens. Mais aucune machine ne put trouver d'où venait le mal qui les crevait lentement. Puis le cerveau se dégrada à son tour. Gentiment mais surement, comme on dit chez nous : y'a pas l'feu au lac.

    Les bouffeurs d'oeufs se retrouvèrent à l'état d'un oeuf mollet, résistants à l'extérieur mais mous et coulants à l'intérieur. Les poules prirent donc les commandes du monde et en firent leur empire. L'antidote fut distribué à chacune et les oeufs redevinrent des couffins à poussins. La descendance assurée, Georgette se lanca enfin dans sa folle idée : etre la première poule à poser patte sur le soleil.

    Nous y sommes : le froid du matin est piquant, humide mais teinté de triomphe. La veille, Georgette a serré tendrement ses poussins dans ses ailes et becqueté le coq amoureusement. Sure d'elle mais tremblante sous sa combinaison d'astronaute, Georgette pousse la porte de son aéronef et prend place aux commandes. 10-9-8-7-6-5-4-3-2-1.... Georgette, il est temps d'aller chercher le petit à la maternelle, enlève ce déguisement de volaille ridicule et déconnecte-toi d'Internet, tu vas devenir folle à force !

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  • Moi Yolenda, espagnole, 17 ans, coursière aux services postaux de sa Majesté la Reine Eva, je vous conte mon quotidien.

    Levée aux aurores
    Après avoir passé une nuit maussade sur ma paillasse dans l'écurie entre crottins et tas de foin, car c'est là que je dors, un bon coursier doit etre près de sa monture jour et nuit, je me lève dès les premiers rayons de soleil (vivement l'hiver, je pourrais me lever plus tard). Débarbouillage rapide à l'eau claire et au savon noir, je selle ma monture et m'en vais au palais.

    Les courses personnelles
    Première course pour le Sieur Nerano, son Altesse se sent seule et le convie à pique-niquer sous l'arbre qui parfume. A peine le Roi loin, cette gueuse se fait culbuter par le premier venu. Retour au Palais avec un message de Nerano qui décline son invitation du midi mais préfèrerait se rencontrer plus tard, au clair de lune. Son Altesse est malheureusement déjà occupée pour la soirée, ce sera pour une autre fois cher ami. Elle n'aime pas etre contrariée en plus.

    Seconde course pour le Damoiseau José, lequel remplace le Sieur Nerano au cas où. Son Altesse est seule ce soir, voudriez-vous lui tenir compagnie ? Mais certainement, à quelle heure commencent les festivités ? Au coucher du soleil Sir. Très bien, j'aménerai de quoi la divertir. Son Altesse trépigne d'impatience.

    Bon, pour ce qui est des courses personnelles, c'en est fini pour aujourd'hui. Il y a des jours où cela dure jusqu'à l'après-midi car personne n'a envie de lui faire ses petits plaisirs et je dois donc me rabattre sur le quartier ouvrier pour trouver chaussure à son pied. Ma pauvre monture a les fers usés alors qu'il nous reste les courses normales à accomplir.

    Les courses quotidiennes
    Tout d'abord il y a les lettres du Roi à distribuer dans la bourgade, puis faire un deuxième tour pour récolter les réponses. Car son Altesse le Roi n'attend pas, il veut les réponses immédiatement. En attendant les réponses de ces bons messieurs, je fais collation au bistro des 3 roses. Bauge sale et malodorante mais les oeufs brouillés de la vieille Bertha sont délicieux et j'y retrouve mes amis de galère, comme le petit Armand qui n'hésite pas à me faire des clins d'oeil au-dessus de son oeuf poché-cassoulet. La vieille Bertha m'encourage à répondre aux avances du pauvre Armand, car avec ce pied-bot, qui voudra de toi ma pauvre Yolenda. Merci Bertha, toujours le mot qui fait plaisir...

    Ensuite il y a les courses de fonds. Je transporte l'argent des impots dans les différentes banques du Roi. Pour cela, on m'arme d'un pistolet 3 coups. Comme personne ne m'a jamais attaquée, je profite des balles à disposition pour tirer un ou deux pigeons pour le souper.

    Puis vient l'heure de délivrer les rappels de paiement. On m'arme alors d'un fusil à grenaille et je pars récolter l'argent des pauvres. On fait bouffer du steak à mon cheval histoire qu'il devienne un peu nerveux, ça fout la pétoche aux gens qui me donnent alors quelques sous, de peur que je leur lache mon cheval enragé dessus.

    Fin de service
    La journée terminée, je ballade ma monture par monts et par vaux, histoire qu'il se désintoxe du steak et qu'il se calme un peu avant de le rentrer. Je rejoins alors mes compagnons aux 3 roses et bois un pichet de blonde bien mérité. Nous jouons notre solde du jour aux cartes, buvons et fumons comme des riches. La vieille Bertha une fois saoule se met à pleurer car malgré son aspect de boxeuse elle pleure comme une Madeleine. Armand me rentre dedans comme pas permis et parfois je suis les conseils de la vieille Bertha, parfois je reve à un futur meilleur. Parce que bon, pied-bot ou pas, c'est pas une raison pour faire ma vie avec un cul-de-jatte. Je rejoins l'écurie et dors tant bien que mal sur ma paillasse, en me demandant qui de Sieur Nerano ou de Damoiseau José sera l'invité de la Reine demain... et toi Yolenda, qui sera ton invité demain ?

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